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Plan de transition communal


Tout enfant est le futur adulte d'un monde sans pétrole....

(Geipse)



Il y a ceux qui considèrent que le pétrole suffira encore le temps de ce qui leur reste à vivre (les enfants se débrouilleront) et il y a ceux qui pensent que l’on trouvera des énergies alternatives...

D’autres personnes préfèrent prendre les devants (pour assurer leurs arrières) après avoir pris conscience que nous nous dirigeons vers un effondrement de notre civilisation consumériste. Le pétrole va bientôt manquer : compte tenu de ce qui a été extrait, de la demande mondiale croissante, des manipulations qui entourent les chiffres des réserves disponibles, il n'est pas impossible d'envisager un chaos engendré par une réduction brutale des approvisionnements pétroliers dans les pays développés.

Pour préparer les collectivités locales, un plan de transition vers la décroissance doit être envisagé et appliqué pour qu’il ne soit pas subit et contrit. Ce plan d’action peut être complètement différent suivant qu’il concerne un hameau, un village, une ville ou une mégapole. Dans tous les cas une réflexion n’est pas inutile.

Distinguez pour ces effets et leurs conséquences deux grandes étapes :

Première période : le temps de la déplétion avec l’arrêt progressif (ou rapide) des approvisionnements en pétrole, suivit d’un fort ralentissement de tout ce qui est dépendant d’une énergie bon marché dans notre société.
Conséquences directes : l’arrêt d’un grand nombre des moyens que nous connaissons avec une certitude : le phénomène sera irréversible et définitif : le pétrole ne réapparaîtra pas.
Quels plans de transition faut-il mettre en place pour accompagner une récession lente et régulière et en seconde hypothèse une crise grave et brutale ?

Deuxième période : le chaos, c’est à dire le moment où, après l’urgence, nous commençons à organiser une vie sans pétrole et où nous retrouverons peu à peu le confort et l’autosuffisance alimentaire produite de façon naturelle, sans énergie non-renouvelable. Il n’y a aucune raison pour que nous n’atteignions pas la qualité de vie très élaborée observée chez certaines civilisations anciennes ou reculées, avec, en plus, un nouvel état d’esprit orienté vers plus de sagesse associé à une quantité d’acquis technologiques, sociaux et médicaux… A cette nouvelle société qui a devant elle les siècles à venir (sans le pétrole), nous pouvons et devons y réfléchir dès à présent.

En admettant un scénario apocalyptique de l’après pétrole, que va-t-il se passer lorsque la crise arrivera ?
La fin de l’approvisionnement pétrolier va tarir les carburants des stations services : dans un premier temps, ce sont les prix à la pompe qui vont limiter le nombre de bénéficiaires d’une énergie jusqu’à lors bon marché. Dans un second temps, le rationnement et les véhicules prioritaires seront mis en place. A terme, cesseront une grande partie des transports individuels. En parallèle, les transports commerciaux (poids lourds) aux prix de revient exponentiels et les usines s'arrêteront de fonctionner (impossibilité pour les ouvriers et employés de se déplacer, ils seront de toute façon préoccupés par l’impossibilité de s’approvisionner en nourriture une fois que les grandes surfaces ont été prises d’assaut et vidées…) Les transports publics pourraient eux aussi s’arrêter très vite aussi...
Pour les mêmes raisons, les centrales électriques s’arrêteront ou devront être arrêtées. Les médias et le téléphone pourraient être grandement perturbés en raison d’une maintenance en berne.

Il convient alors de faire la distinction de ce qui va se passer dans les villes, grandes et petites, et dans les villages.

Dans les grandes villes, en l’absence d’eau, d’électricité, de nourriture (après avoir vidé les grandes surfaces),  il ne restera aux habitants que la solution de quitter leurs habitations avec les moyens du bord, en embarquant l’indispensable qu’il est possible d’emporter. Direction la campagne puisque l’on supposera que c’est là que l’on trouvera de quoi se nourrir.

Dans les campagnes, les villages ne seront malheureusement pas mieux lotis que les villes : beaucoup d’entre elles connaîtrons des difficultés d’approvisionnement en eau potable et en nourriture avec en prime un ralentissement ou une rupture plus sévère des moyens de transport et de communication.
En outre, et c’est ce qui va poser les plus gros problèmes, les villages verront très vite arriver les citadins en quête de nourriture et d’eau mais aussi de toit et de chaleur en hiver.

Que pourrait-on faire pour limiter le chaos ?
Les élus locaux seront les premiers sollicités, d’où l’intérêt pour les Mairies et les Conseils Municipaux d’avoir préalablement réfléchi à la question. Il peut exister un plan ORSEC pour les cas de guerre, mais quelles que soient les hypothèses, la situation ne sera pas la même : il n’y aura aucune menace ennemie venue de l’extérieur et l'arrivée massive de tous les citadins n'y est pas prévue, ni le côté définitif de la situation et la disparition d’une grande partie des assistants technologiques et énergétiques.

Quelles actions concrètes pourrait-on mener préventivement au niveau d’un village ?


Objectif triple A :

- Autonomie en eau (VITAL)
- Autonomie alimentaire (VITAL)
- Autonomie énergétique (FONDAMENTALE)
On constate très vite que ces objectifs sont impossibles à atteindre pour les grandes agglomérations.